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En route pour les AMP Nord-est de Hienghene et Pouébo !

A l’approche de la Journée Mondiale des Océans le 8 juin prochain, le WWF fait état des avancées sur le projet d’appui aux trois Aires Marines Protégées (AMP) Nord-est de Hienghene et Pouébo, sur lequel il est investi depuis 2006 aux côtés de la Province Nord en Nouvelle-Calédonie.

Avec le soutien de l’entreprise Crème de la Mer et du Ministère de l’Outre-mer dans le cadre de l’IFRECOR (Initiative française pour les récifs coralliens), notre bureau local a participé à la mise en œuvre de plusieurs actions identifiées dans les plans de gestion des AMP de Hienghene et Pouébo, en partenariat étroit avec les Comités de Cogestion (COCOGE) et la Province Nord :

- une étude génétique sur le cycle de vie du « bénitier rouleur » réalisé par l’IRD de Nouméa (cf. billet du 12 novembre 2012), qui permet de mieux connaître le mode de dispersion des larves et d’identifier les zones les plus appropriées pour un réensemencement réussi ;

- la formation des représentants des tribus côtières au suivi biologique des récifs (cf. billet du 20 décembre 2012), afin qu’il puisse effectuer de façon autonome le suivi de l’état de santé des coraux ;

- le suivi des mouillages écologiques positionnés dans les AMP de Hienghene et Pouébo et la diffusion de nouvelles plaquettes sur ce procédé innovant d’ancrage, non impactant pour les fonds sous-marins.

L’aventure se poursuit et le WWF espère pouvoir élargir son intervention à d’autres actions des plans de gestion comme l’appui au projet de restauration forestière de l’ancienne carrière de Pouébo surplombant l’une des trois AMP.

 

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Hienghène et Pouébo suivent leurs récifs

© H. Bucco - WWF

Du 26 au 30 novembre dernier, le WWF était sur les Aires Marines Protégées de Pouébo et de Hienghène pour former les membres des comités de co-gestion (COCOGE) au suivi biologique de leurs récifs. Laurent Wantiez, maître de conférence en biologie marine à de l’Université de la Nouvelle-Calédonie, était en charge de dispenser cette formation aux COCOGE.

Aux côtés de la Province Nord, le WWF a permis l’actualisation de cette formation déjà organisée en 2010.

Une séance théorique a tout d’abord été dispensée aux volontaires souhaitant s’inscrire dans la dynamique de suivi de leur AMP : rappels généraux sur les récifs coralliens, présentation des objectifs du suivi et du protocole, identification des espèces à suivre.

La phase terrain s’est ensuite déroulée sur plusieurs stations identifiées sur chacune des 2 AMP. Par binôme, les volontaires ont mis la tête sous l’eau pour parcourir les 50m de transect positionnés et relever la présence d’espèces cibles telles que napoléon, perroquets bleus et à bosse, saumonée , trocas, bénitiers, holothuries, etc.

Cette formation devrait donc permettre le suivi de ces récifs de manière autonome par les COCOGE deux fois par an à partir de 2013.

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La forêt à la rescousse du lagon

Première étape de franchie dans le projet de restauration forestière à la tribu de Yambé. Dans le cadre de l’élaboration du plan de gestion de l’Aire Marine Protégée (AMP) de Pweevo (Pouébo), la restauration des carrières orphelines a été identifiée comme un des enjeux prioritaires. Un projet qui prend forme sur le terrain. Focus.

Officiellement créée en 2010, d’une superficie de 7080 ha, l’AMP de Hyabé-Lé Jao se situe sur la commune de Pouébo. Elle appartient à l’un des six sites inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco et constitue l’une des premières AMP en cogestion de Nouvelle-Calédonie. Elle abrite des espèces emblématiques et menacées telles que tortues et vaches marines. Afin de permettre une gestion durable de cette AMP et de sa zone tampon, un plan de gestion, en cours de finalisation, a été élaboré dans une démarche participative avec différents acteurs : le Comité de co-gestion (composé des chefs coutumiers, porte-paroles, chefs administratifs, chefs de clans, représentants de la mairie de Pouébo, représentants de la province Nord et les tribus limitrophes invitées), la Province Nord et le WWF.

Protéger la zone tampon : une priorité

L’AMP de Pouebo est adossée à une zone tampon qui intègre l’ensemble du bassin-versant du Mont Ignambi. Cette dernière doit être protégée et gérée.

« Tout ce qui se passe dans la zone tampon peut impacter le lagon de l’AMP : feux, exploitation des carrières ou des mines, espèces envahissantes. Les apports terrigènes potentiels constituent une menace pour le lagon et peuvent provoquer l’asphyxie des coraux et des herbiers. Ainsi, toutes les espèces qui en dépendent peuvent être touchées. » explique Théa Jacob, coordinatrice éco-régionale milieu marin et eau douce au WWF.

Un bassin versant bien portant contribue à la bonne santé du lagon. Le Comité de co-gestion, la Province Nord et le WWF l’ont bien compris. Aussi, diverses actions de restauration et de conservation de la zone tampon ont été identifiées.

Opération pilote : la pépinière de Yambé

Dans le cadre de la réalisation du plan d’actions 2012 de l’AMP, un projet de revégétalisation de la carrière d’Oubatche, située sur la zone tampon terrestre en amont de l’AMP a démarré.

« L’objectif est d’identifier des espèces pionnières qui pourront être produites en pépinières et replantées sur la carrière d’Oubatche au sein de la tribu de Yambé afin de stabiliser les sols et stopper les apports de la carrière dans le lagon » précise Théa Jacob.

 

Pépinière de Yambé © Hubert Géraux

 

Lors de la fête de la tribu en juillet dernier, le module de la première pépinière, conçu par Nicolas Petit, consultant au WWF Nouvelle-Calédonie, a été installé à Yambé. C’est en octobre dernier que la mise en fonctionnement de cette pépinière s’est déroulée avec l’appui de l’équipe tribale. « Les premières graines et sauvageons des espèces pionnières ont été récoltés et mis en production » rajoute Théa Jacob. Cette première production devra permettre, à la saison des pluies 2013, la réalisation d’un premier chantier avec un minimum de 500 arbres. Forêt et lagon, le début d’une longue histoire…

 

Denis forme les futurs pépiniéristes de Yambé © Théa Jacob

Une collaboration étroite

Denis Meandu Poveu travaille depuis dix ans aux côtés du WWF. Guide naturaliste et pépiniériste de la tribu de Gohapin (Poya), Denis partagera son expérience et son savoir afin d’assurer la formation des acteurs de Yambé pour la gestion de la pépinière

 

 

 

Des partenaires impliqués dans le projet

Comité de co-gestion (COCOGE), Mairie de Pouébo, Carrier Audemart, Province Nord, WWF

Article à paraître dans le magazine Nord Infos

 

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Ça roule pour les bénitiers dans le Nord !

Le bénitier rouleur Hippopus hippopus est l’espèce de bénitier la plus consommée en Nouvelle-Calédonie. Contrairement à d’autres espèces, solidement ancrées dans les récifs de corail, le bénitier rouleur est simplement posé sur les fonds marins et donc victime de surpêche pour la consommation. Pour faire face à la diminution des populations à l’échelle de l’ensemble du territoire, les Provinces Sud et Nord ont mis en place des réglementations, sous la forme de quotas, visant à limiter les prélèvements.

Réensemencement bénitiers © Sébastien Faninoz

Partant de ce constat et conscient de l’état préoccupant de la ressource et du souhait des communautés locales de pouvoir continuer à consommer des bénitiers rouleurs, le WWF a initié en 2008, un projet de repeuplement des bénitiers aux côtés des comités de co-gestion des Aires Marines Protégées du Nord-Est (AMPNE) et avec l’appui de la province Nord. Les premiers réensemencements se sont déroulés en 2010 à Pouébo puis à Hienghène entraînant plusieurs campagnes de repeuplement. Les bénitiers réensemencés proviennent de la ferme de Golone à Poum, gérée par Jean-Pierre Séraphin .

« Aujourd’hui, il est nécessaire d’acquérir plus d’informations scientifiques sur le mode de dispersion des larves de bénitiers présents sur les AMP. Restent-elles dans la zone de l’AMP ou sont-elles dispersées bien au-delà ? Est-ce que les bénitiers réensemencés se sont reproduits dans la zone ou pas ? » précise Théa Jacob, coordinatrice éco-régionale milieu marin et eau douce au WWF.

Pour répondre à ces questions, une étude menée en collaboration par le WWF, la province Nord, les comités de co-gestion et l’IRD a été lancée portant sur la connectivité des populations de bénitiers rouleurs présents sur les AMPNE. Ainsi, dans le cadre de ce projet les premiers marqueurs génétiques ont été développés pour les bénitiers rouleurs. Josina Tiavouane, étudiante en thèse à l’IRD est en charge du projet et bénéficie d’une aide de la province Nord et du WWF pour le mener à bien aux côtés des comités de co-gestion. Une mission de terrain repérage s’est déroulée courant octobre afin d’étudier la structure démographique des populations et d’identifier les futures zones d’échantillonnage. D’ici la fin de l’année des missions d’échantillonnage génétique sont prévues sur les AMPNE. Une étude qui devrait s’achever fin 2013.

Article à paraître dans le magazine Nord Infos

Josina Tiavouane © Théa Jacob

Josina Tiavouane et Robert Nunewaïe du COCOGE Pouébo © Théa Jacob

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